ExpertiseNextroad

« Réseaux et canalisations : construire sans détruire », tel était le thème de notre conférence, organisée en partenariat avec Smartcities, qui s’est déroulée il y a un mois, le jeudi 29 octobre, à l’Hôtel Novotel à Cotonou.

Pour l’occasion une cinquantaine de personnes, dont notamment le Président du Conseil National de l’Ordre des Architectes et Urbanistes du Bénin et un représentant du Ministère du Cadre de Vie, s’étaient déplacées pour assister à cet événement, initié dans l’optique de limiter les dégâts lors des chantiers et de renforcer les connaissances des acteurs des travaux publics.

Cette conférence était animée par Thierry EVRARD, Directeur Commercial activité géodétection, géoréférencement et topographie au sein du groupe NextRoad et fort d’une expérience de 30 années dans le domaine. Son intervention visait à « donner aux participants tous les outils nécessaires aux fins de mieux gérer les réseaux enterrés » (Djakpata – Vendredi 30 octobre 2020 – p2 – L’approche participative des entreprises SMARTCITIES et NEXTROAD)

(Geo)détection des réseaux : un intérêt récent et grandissant.

Lors de cette rencontre, des acteurs du secteur ont confirmé l’intérêt du gouvernement béninois pour les systèmes de détection des réseaux enterrés, qui a déjà commencé à prendre en considération cette problématique. Le gouvernement du Bénin souhaite mettre en place leur propre réglementation en s’appuyant des lois en vigueur d’en d’autres pays, notamment la France et d’experts.

En France, c’est seulement depuis 2012 que la (géo)détection des réseaux a été rendue obligatoire via la mise en vigueur de la réforme « anti-endommagement ». Cette loi vise à réduire les dommages des réseaux souterrains, aériens et subaquatiques, lors de travaux réalisés dans leur voisinage. Elle impose également que les réseaux soient représentés de manière géoréférencée en conformité avec le décret DT-DICT de 2012. Et depuis le 1er janvier 2017, seules les entreprises certifiées ont le droit de réaliser les missions suivantes :

  • Investigations complémentaires en phase de projet et chantier
  • Relevés topographiques des réseaux neufs ou modifiés et plans de récolements.
Des conséquences directes positives depuis la mise en place de la reforme

Connaître l’emplacement des réseaux enterrés, c’est ne plus s’exposer à des imprévus de chantiers, liés à la casse de réseaux, ne plus perdre de temps lié à une éventuelle réparation suite à une dégradation.  C’est également, selon la nature des réseaux endommagés (réseaux sensibles), ne plus risquer la sécurité des intervenants.

Depuis sa mise en vigueur, la réforme anti-endommagent à nettement amélioré la situation des chantiers en France : tous réseaux confondus, une diminution de plus de 30% des dommages sur les ouvrages a été observée, à fin 2017.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Publier des commentaires